Comprendre l’assurance vie avant d’y placer votre épargne
L’assurance vie est le placement préféré des Français et le plus mal expliqué. Frais, fiscalité, clause bénéficiaire, disponibilité des fonds : voici ce qu’il faut avoir compris avant de signer, quel que soit l’intermédiaire par lequel vous passez.
Ce que je peux faire, et ce que je ne fais pas
Une précision d’emblée, parce qu’elle est rarement donnée. Je suis intermédiaire en assurance, immatriculé à ce titre. Je peux vous présenter des contrats d’assurance vie, vous en expliquer le fonctionnement, les frais et la fiscalité, et vous accompagner dans la souscription et la rédaction de la clause bénéficiaire.
Je ne suis pas conseiller en investissements financiers. Je ne vous recommanderai donc pas d’allocation d’actifs, je ne sélectionnerai pas vos unités de compte à votre place et je ne gérerai pas votre portefeuille. Cette activité relève d’un statut distinct, encadré par le Code monétaire et financier, que je ne détiens pas.
Beaucoup d’intermédiaires entretiennent le flou sur cette frontière. Le fait de vous l’expliquer clairement vous permet de savoir ce que vous êtes en droit d’attendre de moi, et à quel moment il faut solliciter un professionnel dont c’est le métier. Le cas échéant, je vous oriente vers un conseiller en investissements financiers de mon réseau.
Les trois questions à poser avant de souscrire
Quels sont les frais réels, sur toute la durée ?
Un contrat affichant 0 % de frais d’entrée peut coûter plus cher qu’un autre en prélevant davantage sur la gestion annuelle. Ce qui compte, c’est le cumul sur votre horizon de détention. Demandez systématiquement les frais d’entrée, de gestion sur le fonds en euros, de gestion sur les unités de compte, et d’arbitrage.
Que se passe-t-il si j’ai besoin de l’argent ?
Contrairement à une idée répandue, les fonds ne sont pas bloqués huit ans. Un rachat est possible à tout moment. Les huit ans conditionnent la fiscalité applicable aux gains, pas la disponibilité du capital. En revanche, un rachat au mauvais moment sur des unités de compte peut cristalliser une moins-value.
Qui recevra le capital, et dans quelles conditions ?
La clause bénéficiaire est la partie la plus négligée du contrat et celle qui produit le plus de litiges. Une clause standard mal adaptée à une famille recomposée, à un concubinage ou à une transmission avec démembrement peut annuler l’intérêt patrimonial de tout le montage. Elle se rédige, elle ne se coche pas.
L’articulation avec votre projet immobilier
C’est le point de rencontre entre mes deux activités. Une épargne existante change la façon dont une banque lit votre dossier de crédit : elle rassure sur votre capacité à absorber un imprévu, et elle peut servir de garantie par nantissement plutôt que d’être consommée en apport.
Vider un contrat de huit ans pour financer un apport n’est pas toujours le bon calcul, notamment lorsque le rendement du contrat dépasse le taux du crédit ou lorsque l’antériorité fiscale a de la valeur. À l’inverse, s’endetter davantage pour préserver une épargne peu rémunérée n’a pas de sens non plus. Cet arbitrage se pose au moment du montage du financement, avec des chiffres.
Faisons le point
Premier échange gratuit et sans engagement, pour comprendre vos contrats existants et leur articulation avec vos projets.
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